Vous pensez à une blague ? Et bien non et c’est le Canard Enchaîné qui l’a révélé dans ses éditions des 14 et 21 mai dernier.

Tout commence en avril quand le groupe Saipol (Lesieur) prévient la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, du Commerce, et de la Répression des Fraudes) qu’elle a trouvé de l’huile de moteur (dérivée de pétrole) dans de l’huile de tournesol importée d’Ukraine. L’affaire s’étend à toute l’Europe et au final, pas moins de 40 000 tonnes d’huile de moteur ont été vendues en France, Italie, Espagne et Pays-Bas à des industriels de l’agro-alimentaire depuis janvier.

Le hic c’est que personne ne sait exactement quels produits finis ont été contaminés. Et si certains produits ont été retirés de la vente, d’autres non car la Commission Européenne a autorisé la vente des produits contenant moins de 10% d’huile de tournesol contaminée soit 1,2 grammes d’huile de moteur (issue du pétrole, j’insiste) par jour par personne. La raison invoquée : l’huile de moteur ne présente aucun risque aigu de toxicité.

Alors comment reconnaître ces produits dans votre supermarché ?
Le Canard Enchaîné cite quelques clients du groupe Saipol : Saupiquet, Unilever (Amora, Knorr, Magnum, Fruit d’Or, Plantafin, Miko…) et les Groupe Carrefour-Promodès (Carrefour, Champion, Shopi…) et Auchan (Auchan, Atac…).
Et les références contenant de l’huile de tournesol sont nombreuses : moutardes spéciales, sauces, vinaigrettes, mayonnaises et chips bien sûr mais aussi bâtonnet de surimi, céleri rémoulade, poisson pané, thon et sardines à l’huile et encore pâtes à tartiner chocolatées, blé pour le petit déjeuner, barres aux céréales pour enfants, cookies, etc.

Une bonne raison pour être encore plus vigilant(e) sur la lecture des étiquettes et surtout parlez-en autour de vous pour rompre cette loi du silence !

Lire la note officielle de la DGCCRF

Sources :
>> Canard Enchaîné mercredi 14/05/2008 et mercredi 21/05/2008
>> Damweb
>> Le Blog de Didier Sustrac

ps : En Espagne, cette affaire a déclenché une véritable crise. Le Ministre de la santé a lancé une alerte au nom du principe de précaution mais sans retirer les produits de la vente provoquant ainsi l’incompréhension. En tout cas, l’affaire fait nettement plus de bruit que chez nous et ce depuis la fin avril…
Source : El Pais