Il y a presque un an, j’ai décidé de passer à la cup et aux serviettes lavables. Beurk ? Surtout un gain de confort, de santé et des kilos de déchets en moins. En 5 étapes 🙂

1/ Choisir 

Il existe beaucoup d’articles, blogs et vidéos, sur le sujet. 2 vidéos m’ont définitivement fait franchir le pas :

2/ S’équiper 

Après une soirée à comparer plusieurs sites, j’ai décidé d’acheter sur la même boutique en ligne Plim.fr

  • 1 cup « Lunacopine »
  • 3 serviettes taille normale
  • 2 serviette taille maxi

J’ai eu un coup de cœur pour les couleurs des tissus, le coton bio et la production 100% française.

3/ Tester

Après 20 ans de maîtrise des tampons, forcément le premier essai de la cup a eu des hauts et des bas. C’est une technique à apprendre. J’ai eu la chance de pouvoir tester pendant un week-end.

A l’époque, j’avais trouvé un blog très drôle sur les galères des premiers essais. Malheureusement il a disparu depuis. Une simple recherche montre que oui, nous sommes nombreuses à tâtonner au début sur les pliages, la bonne fréquence pour vider la cup…  C’est normal, c’est l’apprentissage !

4/ Ajuster

Après le 1er essai et malgré quelques ratés, je suis convaincue par mon choix. J’ai peaufiné mes stocks avec 7 protèges slips en cas de débordement inopiné de la cup. Enfin, surtout pour me rassurer 🙂

5/ Prendre ses marques

Au bout du 4ème mois, tout roule ! Fini les galères, je connais désormais l’évolution de mon flux : quand changer la cup, comment vider la cup au bureau sans accès au lavabo, etc

J’utilise majoritairement la cup  de jour comme de nuit. Les serviettes me servent en début / fin de cycle si je décide de ne pas mettre la cup. Aussi pendant les nuits pour sécuriser la cup.

Les protèges-slips lavables sont parfaits pour être plus à l’aise en robe ou en jupe. Y compris en dehors des règles.

Le bilan

En euros 

Dépenses avec frais de livraison :  216 euros

C’est surtout les serviettes lavables qui m’ont coûté cher (coton bio + fabrication française). La cup vaut 25 euros. Et il est facile d’en trouver autour de 15 euros.

Avec un budget mensuel de 15 euros avec des produits jetables, la cup est rapidement amortie. Par contre, il faut une bonne année pour rentabiliser les serviettes.

En qualité de vie 

En un an : 0 mycose, 0 sécheresse. C’est incroyable !!! En fait non, quand herbicides, insecticides, perturbateurs endocriniens pullulent dans les serviettes et tampons, dixit l’UFC-Que Choisir.

[EDIT DU 2 MAI 2017] : j’ajoute un résumé sur l’excellent documentaire « Tampon notre ennemi intime » d’Audrey Gloaguen diffusé le 25 avril 2017 sur France 5. Le replay n’est plus disponible mais cet article en récapitule les grands points. Dont l’édifiante affaire du RELY, le 1er tampon 100% synthétique, aux USA en 1978 : des centaines de décès, le retrait des tampons en 1980.

Les autres bénéfices de la cup : moins de douleurs pendant les règles avec la cup, même si je ne comprends toujours pas pourquoi d’un point de vue physiologique.

Une sensation de légèreté. Je sais, c’est un peu dingue à croire mais vraiment la cup change la vie. Hormis LE jour avec le flux le plus abondant avec un changement toutes les 3 heures (vs 2h max avec des tampons), ensuite c’est la libération avec un changement le matin et un le soir. Et je ne stresse plus des débordements.

Enfin, quelle joie de pouvoir aller à la plage, à la piscine, sans se préoccuper de la maudite ficelle qui dépasse, ni du gonflement intempestif du tampon !

J’ai vraiment l’impression d’avoir des règles plus courtes et plus agréables.

Et la planète 

En moyenne, une femme utilise 290 protections par an. A l’échelle mondiale, cela représente 1 447 serviettes hygiéniques = 72 paquets chaque seconde !! Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader [..] autant qu’une bouteille en plastique. Ce qui fait de l’industrie des protections hygiéniques l’une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace.

C.

source : Planetoscope