Depuis juillet 2016, les sacs de caisse à usage unique en plastique d’une épaisseur inférieure à 50 microns sont interdits. 
Au 1er janvier 2017, la loi a été renforcée avec l’interdiction d’utiliser des sacs en plastique, quelle que soit l’épaisseur, en dehors des caisses. Les enseignes ont donc l’obligation d’utiliser des sacs en papier ou en plastique biosourcé et compostable aux rayons fruits et légumes, fromages à la coupe, boucherie-charcuterie ou poissonnerie.

Pourquoi interdire les sacs plastiques ? 


En France, en 2015, près de 5 milliards de sacs plastiques à usage unique ont été distribués en caisse et 12 milliards en dehors des caisses*. Alors que leur durée moyenne d’utilisation est de seulement 20 minutes, ils mettent des centaines d’années à se dégrader dans la nature**.

Généralement issus de produits pétroliers, leur production nécessite aussi de l’énergie et de l’eau. De plus, 80% des sacs plastiques utilisés en France sont importés, majoritairement d’Asie*. En fin de vie, ils ne sont pas recyclés : trop légers, leur recyclage consommerait plus de ressources qu’il n’en restituerait. Régulièrement emportés vers la mer par les vents, les cours d’eau ou les inondations, les sacs plastiques constituent un vrai danger pour les océans : ils nuisent à la faune et à la flore aquatiques, sont ingérés par les poissons et mammifères marins et impactent la santé humaine, en bout de chaîne alimentaire. Ils représentent la majorité des déchets plastiques en mer et contribuent donc largement au « 7ème continent« .

Sacs réutilisables, sacs à dos, paniers, cadies… Beaucoup d’entre nous ont déjà pris de bonnes habitudes, alors pourquoi ne pas aller plus loin ?

Comment faire mieux que ce qu’impose la loi ? 

      1. Refuser les sacs, quelle que soit leur matière

En caisse, les commerçants sont autorisés à nous donner des sacs en plastique d’une épaisseur supérieure à 50 microns, car ils sont considérés comme réutilisables. Mais nous pouvons les refuser. Personnellement, j’ai pris l’habitude d’avoir un grand sac à main, avec un ou deux sacs en tissu au fond, pour être toujours parée en cas d’achat spontané !

En dehors des caisses, les commerçants sont autorisés à utiliser des sacs en papier ou en plastique biodégradable, mais pourquoi ne pas, ici aussi, utiliser des sacs réutilisables ? Suite à la lecture du livre « Famille (presque) zéro déchet« , j’ai acheté des sacs en coton chez Biocoop que j’utilise pour mes achats de fruits et légumes, mais aussi de pâtes ou riz en vrac (bon, le top aurait été de les coudre moi-même en recyclant un ancien tissu mais… je ne sais pas coudre, enfin pour l’instant !). Pour le fromage à la coupe, je prends un grand Tupperware et demande au fromager de mettre les fromages directement dedans, sans emballage. Très facile, ça crée souvent une occasion de discuter davantage avec ses commerçants.  

Il en va de même pour d’autres types d’achats, vestimentaires par exemple, où les vendeurs nous incitent souvent à utiliser leurs sacs, vecteurs de publicité pour leurs marques.

       2. Acheter sans emballage

Le sac en plastique est en quelque sorte la partie émergée de l’iceberg, car lorsqu’on regarde de plus près le contenu de nos sacs, on retrouve beaucoup d’emballages, notamment en plastique.

Après m’être équipée de bocaux en verre sur leboncoin et avoir rassemblé mes Tupperwares et boîtes en métal vides, je me suis lancée dans l’achat en vrac. Pâtes, riz, farine, céréales, chocolat, mais aussi vinaigre blanc, savon noir et sels pour lave-vaisselle… Fini le plastique, j’achète désormais la plupart de mes produits chez Day by Day (chaîne d’épiceries en vrac, il en existe une vingtaine en France) ou au rayon vrac des magasins bio.
Et à la maison ? 

Là aussi, j’ai mis en place quelques bonnes pratiques pour réduire ma consommation de sacs et films en plastique.
  • Les sacs-poubelle
Bien sûr que je continue à utiliser des sacs-poubelle ! Mais moins qu’avant 😉 Grâce à ma démarche de réduction des déchets, mes poubelles se remplissent moins vite. J’ai également arrêté de mettre un sac dans la poubelle de la salle de bain, car je me suis aperçue que c’était une habitude de longue date, pourtant pas très utile. 
  • Les sacs pour litière
Depuis quelques années, j’ai pris l’habitude de mettre un sac plastique au fond de la litière de mon chat, pour me simplifier la tâche lors du nettoyage. Finalement, je me suis rendue compte que cela ne me faisait pas gagner beaucoup de temps (le plus souvent, le sac se perce) et me faisait perdre un peu d’argent (achat de sacs spécialement conçus à cet effet). Bref, une consommation de plastique dont je me passe facilement depuis quelques mois 😊. 
  • Les films étirables
C’est mon compagnon qui m’a fait prendre conscience que c’était du gâchis de couvrir les aliments avec du film transparent. L’idée a mis quelques mois (années ?) à germer, car je considérais que ma consommation de cellophane était vraiment raisonnable, limitée au strict nécessaire. Finalement, je n’en utilise plus aujourd’hui. Pour les aliments à conserver au réfrigérateur, je les mets en bocaux, dans des Tupperwares, ou simplement dans leur plat avec une assiette ou un bol en guise de couvercle. Pour celles et ceux qui aiment coudre, j’ai découvert une idée sympa : des couvercles en tissu ; mode d’emploi par ici ! Et pour emballer ses sandwichs, je recommande le Bee Wrap, fabriqué à partir de tissu et de cire d’abeille : par ici le mode d’emploi.
Pour en savoir plus sur les impacts du plastique sur les océans :

Et si vous souhaitez participer au nettoyage de plages ou de berges, pour éviter que le plastique ne se déverse dans les océans, l’association Surfrider organise des Initiatives Océanes.

J.

Sources :