Ce post est directement inspiré de l’article « Sucre : la grande intox » publié par la revue Science & Vie.
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« L’objet de la controverse, c’est de déterminer si ce sucre ajouté est un simple aliment calorique comme […] beaucoup d’autres, ou s’il s’agit d’un produit intrinsèquement toxique, principal responsable de la plupart des troubles (obésité, diabète…), et capable de détériorer la santé même de ceux qui ne sont pas en excès calorique.« 
 

Je vous invite à lire l’intégralité de l’article car il est vraiment intéressant dans le parallèle entre l’industrie alimentaire et l’industrie du tabac. En effet, les industriels se réfugient sous l’argument « les gens mangent trop » pour balayer d’un revers de la main la nocivité et le caractère addictif du sucre ajouté. Toute ressemblance avec l’industrie du tabac sur la nocivité et l’addiction des cigarettes…. 

Personnellement, dès que j’achète un produit industriel, je lis consciencieusement l’étiquette. J’y suis obligée car intolérante au lactose. J’en profite donc et je vérifie les autres ingrédients. Et naturellement vient la question « pourquoi du sucre dans cette moutarde ? Ou dans cette conserve de légumes ? Ou encore dans du pâté ? » 

Si vous n’avez pas encore testé les étiquettes de vos produits, l’article de Science & Vie donne quelques exemples frappants de sucre ajouté. Bien souvent, les noms d’aliments sont non réglementés et les étiquettes trompeuses.
Conserves : 3,8 morceaux de sucre dans une boîte de conserve de petits pois carottes avec son jus. On retrouve la même quantité dans une boîte de ratatouille, par exemple.
💡 Une bonne raison de consommer des légumes frais, ou de faire soi-même les conserves !! 

Charcuterie : 0,5 morceau de sucre dans un paquet de quatre tranches de jambon blanc. Selon les marques, la quantité varie du simple au triple pour un produit a priori équivalent.
💡 Là encore, rien ne vaut un bon pâté ou des rillettes maison 
Produits boulangers : 1 morceau de sucre pour deux tranches de pain de mie environ. C’est deux fois plus que dans une demi-baguette de pain classique d’environ 100 g.
💡 Personnellement, j’aimerais que les pains industriels puissent ne pas s’appeler « pain » et éviter ainsi toute confusion ! 

Vinaigre balsamique : 26 morceaux de sucre dans une bouteille de 500 ml de vinaigre balsamique, soit environ 2,4 morceaux pour l’assaisonnement d’une salade (trois cuillères à soupe).
💡 Idem, pas de réglementation, le terme « vinaigre balsamique » peut être utilisé pour des préparations bien loin de la version originale mais moins coûteuse. 
Vigilance donc sur les étiquettes ! Mieux vaut privilégier les vinaigres de Modene ou d’Emilie avec une AOP ou IGP. Ainsi pas de caramel ni de colorant ajouté ! Et le goût s’en ressent… 

Plats préparés : 4 morceaux de sucre dans une pizza prête à cuire
💡 En achetant une pâte déjà préparée au supermarché ou chez son boulanger, un bocal de sauce de tomate, quelques tranches de jambon et de l’emmental, hop une pizza maison bien meilleure et plus faible en sucre !! 

Jus de fruits : 20 morceaux de sucre dans 1 litre de nectar de fruits, soit environ 4 morceaux pour un verre de 200 ml.
💡 C’est encore l’appellation qui est trompeuse. Nectar n’est pas réglementé donc l’ajout de sucres non plus !! Seuls les « pur jus de fruits » sont sans sucres ajoutés ! 

Alors à quand des étiquettes transparentes pour nous, consommateurs ? 



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