Il y a une semaine, j’ai passé un après-midi à ramasser des déchets en bord de Seine à Saint-Cloud. Une initiative organisée par la Fondation de mon entreprise en partenariat avec l’ONG Surfrider Foundation Europe .

Mon équipe était en charge du ramassage à pied tandis qu’une autre était en kayak sur la Seine.

Une dizaine de personne, 4km aller et retour plus tard, voici le bilan : 14 sacs de 30 kg !!!

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2 000 mégots de cigarettes,  14 bouteilles en verre, 11 petites bouteilles en plastique et 31 grandes bouteilles en plastiques dont 15 bouteilles d’eau, 31 canettes, et dans les insolites : 1 case, 1 chaussure, des vêtements de chantiers

Mes plus grands étonnements

  • La quantité de déchets ramassés sachant qu’une collecte avait déjà eu lieu sur le même parcours 2 semaines avant
  • La quantité de mégots et leur état de composition avec la mousse souvent délitée dont la couleur se confond avec le sol (une catastrophe pour les animaux qui peuvent les ingérer facilement)
  • La quantité de petits morceaux de plastiques déchirés, fragmentés…
  • La concentration de déchets autour des poubelles ?!
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La fragmentation des déchets… mon plus grand étonnement !

Tous ces déchets étaient à 2 mètres de la Seine, donc ils auraient sans doute fini un jour ou l’autre dans l’eau puis dans la mer… sans parler de la contamination de la végétation et des animaux.

Mon bilan personnel

Je suis heureuse d’avoir pu participé à cette opération. Un vrai acte de citoyenneté pour moi alors que j’ai pris l’habitude de ramasser régulièrement des déchets dehors de manière individuelle.

J’y ai beaucoup appris. Notamment l’importance pour Surfrider de comptabiliser les types de déchets. Ainsi la Fondation tient un classement des tops déchets et peut faire des regroupements entre les déchets en amont et ceux retrouvés en mer. À partir de ces données, les actions de la Fondation peuvent être mieux ciblées :

  • faire pression sur les autorités publiques comme par exemple : l’interdiction des sacs plastiques à usage unique, et le travail à venir sur l’interdiction des pailles, vaisselle jetable…
  • cibler les actions d’éducation et d’évangélisation auprès du grand public

Notre animatrice me parlait ainsi d’une forte hausse des morceaux de plastique. La faute sans doute au « plastique biodégradable »…

Et ce n’est pas fini ! Faites passer le message !

Au final, beaucoup de ces déchets pourraient être facilement évités par les 3R : Réduire les emballages (refuser, trouver des alternatives durables), Recycler (ou jeter si non recyclable) et Ramasser !

👉Au quotidien, il suffit de ramasser chacun 1, 2, 3… déchets ! Besoin de motivation ? Participez au challenge #1 déchet par jour, photos, vidéos, laissez votre créativité s’exprimer ! Plutôt sportif ? Il existe des groupes pour courir et nettoyer. Le plogging, un grand mouvement lancé notamment par Run Eco Team.

👉 Vous souhaitez participer à une action collective ? Rendez-vous sur le site Initiatives Océanes de Surfrider pour rejoindre une collecte existante ou inscrire la vôtre. Lors de l’inscription, Surfrider Fondation vous enverra un kit avec gants, outil de comptage et une bannière pour mettre en avant vos actions ! Une belle initiative pour les vacances ou à la rentrée dans les écoles, en séminaire d’entreprise…

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