Vous les achetez (presque) toutes les semaines sans finalement trop y faire attention. Leur nom laisse penser qu’il s’agit de produits bruts… Pourtant ces produits dont le nom n’est pas réglementé cachent souvent de véritables escroqueries.

Ouvrons les Yeux et vérifions les étiquettes !

1/ Le vinaigre balsamique

Sans mention appellation d’origine contrôlée, tout ou presque est permis dans la recette du vinaigre balsamique : sucres, caramel, colorants, additifs… Résultat de nombreux sucres cachés ! Il peut y avoir jusqu’à 26 morceaux de sucre dans une bouteille de 500 ml de vinaigre balsamique.

La solution : privilégier les vinaigres de Modène ou d’Emilie avec une A.O.P. ou I.G.P.

2/ La moutarde

Un peu comme le vinaigre, on y trouve des sucres, colorants, lactose, beaucoup d’eau parfois également. Il n’existe pas de label particulier pour les « véritables moutardes ». Donc pas d’autre choix que de lire les étiquettes encore et encore…

3/ Le miel

Sans mention du type « récolté et mis en pot par l’apiculteur », la plupart des miels de supermarché ne sont que des supercheries. Ajouts en eau, en sucre, cristallisation à haute température qui tue les propriétés du miel, mélanges de miel importés de Europe voire de zones hors Europe…

Une seule solution : privilégiez les circuits courts et directs, seule garantie de qualité !

4/ Le beurre

Les étiquettes sont très peu transparentes : pas de liste d’ingrédients. La législation permet d’appeler beurre un produit contenant au maximum 16% d’eau dans au moins 82% de matière grasse. Avez-vous remarqué que certains beurres crépitent en fondant ? C’est qu’ils sont remplis d’eau !

Quant à la couleur du beurre, elle peut être obtenue en ajoutant des additifs dans la nourriture des vaches voire parfois directement dans le beurre (E160a).

La solution ? Soit la vente en direct, soit les appellations du type A.O.C. ou A.O.P. pour limiter la teneur en eau ou l’apport de colorants.

5/ Le chocolat

Que ce soit au rayon des chocolats en poudre ou des tablettes de chocolat, le plus souvent nous achetons surtout du sucre et de la matière grasse de mauvaise qualité.

Et les conditions de production du cacao sont très loin d’être éthiques et écologiques. Pesticides, engrais, 1 million d’enfants travaillent dans des conditions épouvantables…

Alors quitte à acheter du chocolat, les labels à privilégier sont ceux de Max Havelaar et Fair Trade.

6/ Le pain

Toujours et encore au supermarché le rayon des pains tranchés cache finalement des préparations hyper sucrées et bourrées d’additifs et de conservateurs. Bien loin de la recette du pain farine, levain et eau…

orange

7/ Les nectars de fruits, les orangeades

Sans le terme très précis « 100% jus de fruits », la plupart des autres boissons ne sont qu’un assemblage majoritairement d’eau et de sucre, avec parfois un peu de concentré de fruits et plutôt des arômes. Même bio !

8/ Le savon de Marseille

L’appellation de « savon de Marseille » n’est pas une appellation d’origine contrôlée, elle correspond seulement à un procédé de fabrication codifié. D’autres matières grasses que l’huile d’olive peuvent être utilisées dans ce procédé, y compris du suif, d’origine animale.

Ainsi, une grande quantité de savons d’origines diverses de bénéficier de l’appellation Savon de Marseille : la Chine et la Turquie sont les plus gros fabricants de savon de Marseille !

Beaucoup de sociétés se disent savonnerie. Ce ne sont en fait que des « conditionneurs » de savon. La base savon provient essentiellement d’Asie du Sud-Est et le travail consiste uniquement à colorer, parfumer et mouler cette base savon fabriquée selon un procédé moderne qui peut bénéficier de l’appellation Marseille…

On trouve aussi du savon de Marseille blanc, composé d’huile d’arachide, d’huile de coprah et d’huile de palme.

Un véritable savon de Marseille traditionnel est reconnaissable à quatre caractéristiques : il doit être en forme de cube ou de pain, de couleur brun-vert ou blanc, porter une empreinte sur ses six faces et ne pas contenir plus de six ingrédients naturels. La couleur du savon à l’huile d’olive oscille entre le marron et le vert.

J’aurais pu continuer la liste de ces produits trompeurs. Ce que je trouve le plus regrettable :  les retrouver dans les supermarchés bios ! Alors, mieux vaut privilégier les circuits courts afin de discuter directement avec le producteur ou l’artisan de ces procédés de fabrication et ses filières.

Bonnes courses !

C.

Sources : 
Wikipedia
Et les étiquettes :-) 

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