Ce nouveau défi familial a démarré au printemps 2017. Une longue aventure !  En voici donc les différents épisodes.

1. La découverte

J’ai découvert le principe du lombricompostage grâce à J. et un collègue, tous les deux ayant sauté le pas du compostage en ville ! Je ne savais pas alors que ça existait et j’ai tout de suite été convaincue. Quoi de mieux et plus écologique que de rendre à la terre ce qu’elle nous a donné ?

Ensuite, il a fallu « négocier » ce nouvel essai à la maison. Expliquer l’intérêt, le fonctionnement, les avantages mais aussi les quelques inconvénients logistiques. Ces inconvénients comptent dans l’organisation quotidienne donc c’est important d’en discuter avant.

Nous avons conclu qu’à quelques mois de notre déménagement ce n’était pas l’idéal. Dur dur pour moi qui aime foncer tête baissée dans les nouveautés !

Avec le recul, c’était l’option la plus raisonnable. Elle m’a laissée le temps de me documenter sur le fonctionnement du lombricompostage : comment démarrer ? Quels déchets y mettre ? Quelles conditions conviennent aux vers ? …

J’ai même ainsi découvert que ma communauté de communes distribuait des lombricomposteurs gratuitement.

2. La mise en place

Une fois le déménagement et l’installation presque finalisée, j’ai été chercher la boite au lieu de distribution (Meudon pour les Hauts de Seine). Après discussion avec le personnel, nous concluons que le modèle que j’avais en tête était trop petit pour notre famille. On m’a remis un modèle City Worms 4 bacs. Beaucoup plus grand que l’emplacement prévu…

Restait ensuite à y mettre des vers… d’un côté le formulaire à envoyer pour récupérer les vers par La Poste via la communauté de communes. Et de l’autre, faire appel à un don.

Vu le délai de l’envoi par La Poste et mon impatience à lancer le compost, j’ai opté pour… les deux ! C’était une erreur de débutante. Si les vers sont de 2 espèces différentes, ils ne vont pas se reproduire entre eux mais se faire concurrence jusqu’à la disparition totale de tous les vers. Oups ! Encore merci à la personne qui m’a donné les vers de m’avoir prévenue, sinon je courrais droit vers la catastrophe. Les vers reçus par La Poste ont donc fini dans le potager partagé !

city worms
Modèle City Worms 4 bacs, source : labelverte.fr (les photos maison ne rendent rien :-))

3. L’installation

Et donc c’est ainsi qu’à la mi-mai (2018 si vous suivez bien !), les premiers vers ont peuplé le lombricomposteur.

Début juillet, j’ai installé le 2ème bac de remplissage. Parallèlement, il y a eu une période de tâtonnement sur l’emplacement idéal. Le balcon était un peu trop chaud et au soleil. Et les moucherons étaient trop présents à notre goût. Dans l’arrière cuisine, le lombricomposteur prenait trop de place et les moucherons nous envahissaient. Puis la canicule arrivant, nous avons décidé d’opter pour la cave. Une révélation ! Le jus de vers s’est mis à couler presque à flot, les vers se sont multipliés. Bref, ils avaient trouvé leur éléments.

4. Le bilan

En rentrant de nos 3 semaines de vacances d’été, aucun souci, les vers se portaient à merveille. Pour le moment, nous utilisons seulement 2 bas. Nous descendons chaque semaine environ 2 fois la boite. Ah oui, j’ai oublié un détail logistique. Nous stockons tous les déchets compostables dans une boîte au réfrigérateur. Et nous descendons à la cave uniquement quand la boite est pleine.

Les enfants adorent aller voir les vers de terre. Le composteur est un excellent support pédagogique pour expliquer le cycle de vie des plantes et de la terre 😊

Je devrais récolter sous peu mon premier bac de compost. Bien utile pour enrichir les pots du balcon à l’approche de l’hiver. Quant au jus, nous nous en servons d’engrais pour nos plantes. J’en distribue également à ma famille. Ce qui interpelle beaucoup quand la bouteille de jus arrive. L’occasion de faire connaître cette superbe solution qu’est le lombricompostage.

Je me suis également inscrite sur la plateforme plus2vers.fr afin de partager jus, vers et compost. Et j’ai déjà donné des vers ! Un beau clin d’œil au don qui nous a été fait.

C.