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La suite (enfin !) de cette série d’articles consacré à nos communes. Je l’évoquais en introduction de Je change ma ville – partie 1, la commune est sans doute l’échelle la plus efficace pour amorcer la fameuse « transition écologique ». En effet, agir au niveau de la commune permet à la fois des actions de proximité, concrètes pour chacune et chacun tout en bénéficiant de l’impact du nombre et donc de décupler les bénéfices.

Dans cet article, j’ai choisi d’explorer un nouveau thème : la gestion des déchets.

Bien sûr, il s’agit de pistes de réflexion, de synthèse d’articles, d’expériences dont j’ai entendu parler. Ce n’est sans doute pas exhaustif alors n’hésitez pas à compléter en commentaires.

La gestion des déchets

En moyenne, nous jetons 575 kg de déchets par an, soit 1,6kg de déchets par jour ! Ce chiffre parait assez fou et pourtant c’est la réalité. Alors comment agir ?

Première piste : systématiser le compost

C’est une action individuelle, c’est vrai. Mais elle est souvent soutenue par les communes ou les communautés de communes avec la distribution gratuite de composteur. Nous-mêmes avons bénéficié de cette initiative (je vous raconte tout dans J’ai testé… le lombricomposteur).

L’impact d’une commune ne s’arrête pas là. Le compostage peut aussi être mis en place dans les structures collectives de la commune : crèches, écoles, marchés, résidences pour personnes âgées… Et oui, notre poids annuel de déchets prend en compte les déchets issus des collectivités et des entreprises. En prime, le compostage est un excellent support pédagogique pour les crèches et les écoles. C’est également un symbole fort d’engagement et une manière de montrer l’exemple. Sans oublier que  le compost peut être utilisé pour l’entretien des espaces verts de la commune. La boucle est bouclée !

Deuxième piste : le poulailler collectif

Savez-vous qu’une poule mange jusqu’à 150 kg de déchets organiques par an ? Avec deux poules dans son jardin, une famille de 4 personnes peut réduire d’un tiers le volume de ses déchets. Imaginons les effets sur une collectivité avec un poulailler collectif. Évidemment, cela ne peut convenir à toutes les communes : il faut du terrain. Et ne pas oublier que les poules génèrent elles aussi des déchets. Certes, des déchets compostables. Autre avantage : les poules fournissent des œufs.

Certaines communes se sont lancées dans l’aventure comme à Rézé en Loire Atlantique. Le Maire imagine « une gestion des déchets en commun, une dynamique de quartier, des instants de vie partagée, des tables collectives autour d’omelettes géantes. La question des déchets interroge notre vision du futur. » Autre exemple à Viller les Pots en Bourgogne. « En plus d’être écologique, l’initiative se veut collaborative. En effet, le projet a été financé à la fois par la municipalité et les habitants du village, dont certains se sont joints aux travaux de construction. Chaque semaine, trois enfants de la commune, aidés de parents ou d’élus prennent soin du poulailler, gagnant ainsi le droit de remplir leurs paniers d’œufs frais. »

Troisième piste : le réemploi et le recyclage

Soutenir des initiatives comme les « Repair café » ou des associations comme Emmaüs. Organiser des braderies, des vide-greniers, des trocs de vélo, d’ordinateurs. Proposer le recyclage du verre, des vêtements. Mettre en place des déchèteries mobiles…

Autant d’actions possibles pour les Mairies. En plus, elles sont souvent un excellent moyen pour créer du lien et favoriser ainsi le commerce local. Un thème que je pense aborder dans un prochain article.

Et dans votre commune, comment la gestion des déchets s’organise-t-elle ?

C.

Sources :

ADEME - Déchets 
Le Monde - Et si on adoptait des poules pour réduire nos déchets ?

Ouest France - Des poulaillers collectifs pour réduire les déchets
Bio à la Une - les poulaillers communaux, nouvelle solution anti-déchets

A lire également : 
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J’ai testé… le lombricomposteur
Défi 2 – Je composte (J’arrête de gaspiller les déchets) !