Je profite de la pause vacances scolaires, pour m’inspirer et apprendre de nouveaux thèmes.

J’ai assisté il y a quelques jours à une conférence très intéressante sur le sujet des cantines scolaires. Vous savez combien je suis impliquée sur le sujet (voir l’article : Que mangent nos enfants à la cantine ?). À l’issue de la conférence, deux livres ont attiré mon attention.

« Le livre noir des cantines scolaires »

Sandra Franrenet – Éditions Leducs

C’est la Bible que tous les parents d’élèves devraient lire afin d’être conscients de ce que leur(s) enfant(s) mange(nt) le midi. Les parents d’élèves, mais pas seulement car c’est bien toute la restauration collective qui est concernée : hôpitaux, EHPAD, crèches, maisons de retraites, prisons…

Sandra Franfrenet, fait partie du collectif « Les enfants du 18e mangent ça ». Ce livre réussit à faire la synthèse de toutes les thématiques d’une cantine scolaire collective qu’elle soit gérée directement par la ville ou déléguée à un prestataire. Sans être fataliste, le livre décrypte très bien tous les méandres et possibles travers d’un marché extrêmement juteux. Le marché de la restauration collective pèse 20,2 milliards d’euros.

Le livre donne même quelques conseils pour compenser à la maison !

« Halte aux aliments ultra transformés, Mangeons vrai – Trois règles d’or pour manger sain, éthique, durable »

Docteur Anthony Fardet – Éditions Thierry Souccar

Un livre complémentaire du précédent. Peut-être un peu moins abordable, l’auteur essayant à la fois de convaincre la communauté scientifique de revoir son approche réductionniste et réductrice de la nutrition au profit d’une approche holistique et complète ; de sensibiliser le grand public aux risques sanitaires des produits ultra transformés ; de proposer un nouveau modèle d’alimentation durable.

La lecture est néanmoins fort intéressante. Ce livre fait écho aux Défis sans supermarché, un moyen radical mais efficace pour se passer des aliments ultra transformés. Ces faux aliments sont la première cause de mortalité dans le monde occidental. L’auteur plaide pour un retour à la cuisine maison. J’en suis évidemment personnellement convaincue (besoin d’inspiration ? Les menus de saison sont là !).

Une idée novatrice développée à la fin du livre et qui mérite à mon sens un deuxième tome : le concept de « régime sain durable régionalisé ». Respecter les spécificités culinaires régionales, culturelles liée à la géographie du territoire, à son climat… plutôt qu’imposer un modèle unique globalisé qui créera mécaniquement des déséquilibres.

Enfin une dernière idée, sur laquelle les deux livres se rejoignent, c’est celui du manque considérable d’investissement dans l’éducation alimentaire. Apprendre à faire la différence entre un aliment brut et un plat ultra transformé, apprendre à cultiver les légumes, respecter le cycle des saisons, à apprendre à décrypter les messages publicitaires. Autant d’apprentissages qui devraient se faire à la maison bien sûr mais à l’école.

C.

Ps : des livres à acheter non pas chez le grand méchant géant, mais bien sûr dans toutes les librairies indépendantes ou sur le site la librairie.com