Voici un an que l’aventure du lombricompostage a commencé. Une aventure longuement préparée comme je vous le racontais : J’ai testé… le lombricomposteur.

Alors que retenir de cette première année ?

1/ Trouver le bon emplacement et dire adieu aux moucherons

C’était notre préoccupation principale du premier mois. Au départ, le composteur était sur le balcon. La chaleur est vite arrivée et avec la chaleur les moucherons (drame !). Nous avons ensuite essayé l’arrière-cuisine. Pas mieux : trop encombrant dans ce petit espace, encore des moucherons qui envahissaient tout l’appartement. Par contre, aucun souci d’odeur, ouf !

C’est donc naturellement que le composteur a rejoint à la cave. Nous possédons un modèle City Worms à roulettes, pratique à déplacer. Il restait encore des moucherons. L’ajout de cartons n’y changeait rien. Un voisin m’a alors conseillé de badigeonner l’extérieur avec des huiles essentielles. J’ai mis 5 gouttes de citronnelle sur un chiffon avec lequel j’ai frotté l’extérieur du composteur. En moins de 2 semaines, tout avait disparu. A mon grand soulagement !

Depuis, le composteur est toujours à la cave, été comme hiver. Nous utilisons des boites hermétiques en fin de vie pour stocker les épluchures dans le réfrigérateur ou dans l’arrière cuisine. Et comme nous cuisinons un maximum le week-end, il suffit d’aller vider les boites le dimanche soir.

2/ Tellement de déchets en moins

Une fois le lombricomposteur bien lancé, nous avons vu le volume de notre poubelle se réduire à vue d’œil. Désormais, un sac de 30 litres une fois par semaine suffit pour 7 à 10 jours. Alors que c’était plutôt 2 fois par semaine avant. Rien qu’en revalorisant nos épluchures, c’est assez incroyable. Et tellement de temps gagné sur la corvée de poubelle !

3/ Devenir maître-composteur

Avec le compostage, on tâtonne en permanence : trop humide, pas assez… Lancer un nouveau bac, en finir un… Gérer le compost demande de l’observation. C’est assez simple. Il suffit de prendre le temps. Bien sûr, il y a des erreurs. Par exemple, quelques épluchures de poireau glissées par inadvertance. Pas de panique, la solution est simple : les retirer.

Le plus compliqué (pour nous) est l’humidité et le carton. Nous ne sommes pas clients du géant en ligne donc nous avons très peu de cartons. A la fin de l’hiver, j’ai récupéré plusieurs litres de feuilles mortes à la campagne. C’est top ! La solution idéale pour apporter du carbone et de la matière sèche au compost. Cet automne, je les glanerai autour de chez moi.

Le composteur est aussi un très bon outil pédagogique des écosystèmes avec les enfants. Ils adorent les vers de terre !

4/ Un balcon qui ne coûte presque plus rien

Au printemps, j’ai utilisé plusieurs litres de compost pour enrichir les pots existants et rempoter les nouveaux arrivés. Une économie précieuse plutôt que d’acheter des litres de terreau ! J’utilise également le jus dilué au 1/10ème comme engrais liquides. Finis les achats d’engrais chimiques !

J’ai également pratiqué du troc avec le jus issu du composteur : jus contre plants de tomates, jus contre un peu de terre du jardin…

Enfin, dernière surprise : de nombreux semis de tomates et de cucurbitacées ont fait leur apparition, y compris dans le composteur ! Encore une occasion pour donner ou troquer.

5/ Des rencontres et des partages

Ayant bénéficié d’un don de vers, il me paraissait naturel de donner à mon tour. Je me suis donc inscrite sur la plateforme Plus2vers. Je ne m’attendais pas à un tel succès !  Je donne au moins une fois par mois, parfois 2. En mars / avril, j’ai même refusé des dons afin de respecter le temps de renouvellement des vers ( 2 à 3 semaines).

Je trouve génial que le mouvement s’étende autant. Il est soutenu par les distributions gratuites de composteur par les communes ou communautés de communes. Lors des dons, je partage mon expérience. J’ai même eu le droit à une bouteille de vin, ainsi qu’à une tablette de chocolat en échange. Le troc spontané !

Le compostage est une expérience formidable. Une expérience gratuite (tout le matériel est issu de dons), économique (que d’achats devenus inutiles), vivante et positive. Rendre à la terre ce qui est à la terre.

Et vous ? Vous êtes-vous lancé.e dans cette aventure ?