Je l’ai évoqué dans le bilan de l’été (Un été inspirant), j’ai pu profiter cette année des Nuits des Étoiles Filantes. Une chance : j’étais suffisamment éloignée de la ville pour en profiter.

Ce moment poétique a été ensuite l’occasion de réfléchir à la pollution lumineuse. Et justement quelques jours plus tard, j’ai lu un article de presse (Sud Ouest du 16 Août 2018) que je voulais te partager.

Depuis 1er juillet 2018, il est désormais obligatoire d’éteindre enseignes lumineuses et vitrines au plus tard à 1 heure puis jusqu’à 6 heures du matin (sauf enseignes d’urgence comme les pharmacies). Tout le monde ou presque a oublié cette mesure qui datait de… 2012 et qui attendait sa promulgation officielle !

Une mesure nécessaire car la pollution lumineuse perturbe les écosystèmes : modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, perturbation des migrations…

Elle perturbe aussi le sommeil et la santé des êtres humains. Nous avons besoin de noir la nuit pour que notre métabolisme fonctionne correctement.

Enfin, c’est un gaspillage énergétique important. En complément de l’article, j’ai été cherché quelques chiffres. Selon l’Ademe, les économies d’énergie attendues sur les enseignes lumineuses représentent 2 TWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle (hors chauffage et eau chaude) de 750 000 ménages ! Cette disposition permet également d’éviter l’émission chaque année de 250 000 tonnes de CO2 (pour te donner une idée, une tonne de de CO2 = un aller-retour Paris-New York en avion).

Grâce à l’article de Sud Ouest, j’ai découvert une démarche intéressante, celle de l’ANPCEN. L’Association Nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne. Sa mission est de veiller à la qualité de la nuit. Afin d’inciter au passage à l’action, elle organise tous les deux ans, le concours des Villes et Villages étoilés. Les actions remarquables donnent lieu à la remise d’un label pour la commune, label comportant de une à cinq étoiles, valable 4 ans. Les éditions précédentes ont déjà reconnu 570 communes labellisées.

Une démarche vraiment intéressante car l’enjeu de la pollution lumineuse se situe au niveau de la mairie. C’est à la mairie de contrôler le respect de la nouvelle mesure anti-pollution lumineuse, de même que le respect de l’extinction des lumières dans les immeubles de bureaux. C’est également elle qui est en charge de l’éclairage public, l’autre source importante de pollution lumineuse (ou bien la communauté de communes).

L’ANPCEN se mobilise pour les élections municipales 2020. Tu trouveras sur leur site une lettre type à diffuser aux différentes listes afin de les sensibiliser en tirant sur la corde sensible de l’économie budgétaire. A consulter ici.

C.

Source :
Sud Ouest jeudi 16 août

LCI - https://www.lci.fr/economie/enseignes-lumineuses-eteindre-la-lumiere-a-partir-de-cette-nuit-2092029.html


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Un été inspirant